Sur les 3h du mat' c'était plus "Tiens j'vais leur raconter ça !", avec le temps c'est devenu "P'tain qu'est-ce que j'vais foutre dans le prochain post..." et ainsi de suite jusqu'à ma dégeekisation. J'suis d'ailleurs toujours en cure, c'est dur de changer son comportement et ses habitudes en un claquement de doigt, en tout cas j'lacherais pas ma PS, ma 64, ma Game Cube et la 3.6 de Ju. J'suis perdu d'avance. J'ai de trop gros restes. J'pensais qu'un fois que j'me branlerais totalement de ce blog et de ce genre de trucs inutiles, j'pourrais simplement repenser comme avant de dormir. Ne plus avoir besoin de retranscrire pour combler l'insomnie. Quel naïf. Au final, j'ai accumulé un tel bordel, que j'arrive pas à dormir tant que j'ai pas vidé mon esprit sur papier. Moi même j'ai pas saisi le pourquoi du comment mais ça marche plutot pas mal _sauf les moment où j'arrive plus à m'arrêter_ et puis ça coûte moins cher qu'un psy avec la même efficacité :
Et donc j'écris, j'écris, j'écris... des tas de copies doubles qui termineront sûrement à la poubelle, des gens pourraient le lire et j'terminerais sûrement interné. Des textes tellement désordonnés, répétitif, qui donnent envie de vomir tant le fond et la forme est mauvais, que les gens s'y perdraient ou deviendraient fous. Des textes qui me grilleraient auprès des meufs, des individus lambdas et des singes bonobos. Des textes où j'remue tout c'qui foire pour moi, tout c'qui va pas... Des textes où tu as envie d'me botter en hi-kick et d'me dire de me bouger le cul, tellement c'est énervant d'me voir me plaindre, d'être pessimiste sans jamais rien faire pour que ça aille mieux, sans jamais rien faire pour que le ciel soit bleu.
Bon et puis j'ai décidé d'arrêter le rap parce que j'suis trop mauvais. J'ai un peu un plume de merde, pas l'genre de plume qui t'fait planer. T'façon l'rap c'est nul et j'ai un flow de tartiflette... Mais même quand j'arrête de "rapper", j'ai des rimes qui m'viennent en tête. On dirait un peu le syndrome du Hip Hop de 20Syl, c'est fâcheux. Surtout que j'met 4 fois plus longtemps à écrire une mauvaise rime plutôt qu'une phrase peu claire de 10 lignes, j'vois pas l'intérêt. J'aimerais finir dans un bac à disque mais au mieux _sous-entendu si j'obtiens le statut d'artiste, donc de glandeur professionnel_ j'finirais dans la bibliothèque des WC, à côté de la pile d'Entrevue... La défaite. Bref, j'aurais bien aimé savoir écrire et rapper mais s'en sortir par la musique c'est pas à la portée de n'importe quel raté, alors à la place j'fout des phases d'OrelSan dans mes pseudos msn et les incultes croient que c'est d'moi et j'passe pour un loser inspiré, limite talentueux ! Pareil, j'aurais limite pus écrire son skeud, parce qu'au font c'est un peu ma situation.
Perdu d'avance.
Dans l'taffe, dans la vie, avec les meufs. Faudrait que j'envisage un changement _toujours la même rengaine et toujours la même situation un an après_ et que j'fasse mon possible pour que ça l'fasse. Au moins avant d'me faire jeter de chez moi. Faudrait aussi qu'j'envisage d'arrêter mes chroniques de névrotique, c'est fatigant et en plus c'est même pas drôle. Remboursez nos invitations.
En résumé j'suis un branleur de confession et un loser de profession, rien d'bien nouveau au final. Toujours perdu dans ma recherche des tunes, de meufs et de bons moments, y a bien un jour où il faudra mûrir un peu, devenir un peu plus adulte, arrêter les casquettes, les hoodies, les baskets multicolores et de se sapper comme si j'avais 15 ans, me raser plus souvent, envisager d'avoir une gueule présentable _voire embauchable_ mais bon voilà, ça galère de devoir se sapper comme une tantouse, s'acheter une fausse maturité et se faire chier à être sérieux, j'préfère rester un gamin et continuer à m'amuser encore un peu ! La vie est trop courte pour être prise au sérieux. Carpe Diem.
Bonus Track : OrelSan - No Life
On va jouer à 'Où est Charlie ?' version 'Où est Luc ?', si vous trouvez les 2 fois où j'apparais dans ce clip, vous gagnez une photo dédicacée. Veinards.
